Un totem marketing de fin d’études

Concevoir un outil de communication pour une start-up nancéienne de lunetterie, tel était le projet de fin d’études de Benjamin Degardin et Alexandre Lecocq, deux étudiants de l’Enstib sous la direction du CRITT NOIS

les-etudiants-ont-concu-tout-le-procede-de-fabrication-de-ce-totem-a-visee-marketing-declinable-en-toutes-les-tailles-et-toutes-les-couleurs-(photos-eric-thiebaut)-1454955912

Les étudiants ont conçu tout le procédé de fabrication de ce totem à visée marketing, déclinable en toutes les tailles et toutes les couleurs. (Photos Eric THIÉBAUT)

A l’Enstib, 30 % des projets de fin d’études se réalisent en collaboration avec une entreprise extérieure et ce par l’intermédiaire de CrittBois, (centre régional d’innovation et de transferts technologiques des industries du bois) qui accompagne les acteurs de la filière bois dans leurs évolutions techniques. Jean-Baptiste Foucaut, directeur adjoint du Critt Bois en charge des opérations, a supervisé le projet des deux étudiants.

Cette collaboration entreprise/étudiants se veut gagnante pour les deux parties. « Travailler pour une véritable entreprise, c’était très enrichissant, on a découvert un domaine qu’on ne connaissait pas », avance Alexandre Lecocq. « C’était intéressant de nous avoir laissé carte blanche sur le design, ça nous a ouvert l’esprit. Cette collaboration nous pousse à aller plus loin car c’est une vraie demande », continue Benjamin Degardin. Pour l’entrepreneur, c’est un atout non négligeable de travailler avec des jeunes bourrés d’idées. « En mode start-up, il faut qu’on soit hyperagile, on se doit de détecter des compétences dans son écosystème et faire des ponts pour externaliser », note Pierre Andrieu, le fondateur de Netlooks. Alexandre Lecocq sera en stage durant 6 mois dans la start-up nancéienne, sa mission va évoluer avec la conception du point de vente.

Benjamin Degardin et Alexandre Lecocq, deux étudiants de l’Enstib, ont réalisé leur projet de fin d’études pour Netlooks.

Benjamin Degardin et Alexandre Lecocq, deux étudiants de l’Enstib, ont réalisé leur projet de fin d’études pour Netlooks.

Ils sont deux étudiants de l’Enstib, l’école nationale supérieure des technologies et industries du bois, à avoir sauté sur l’occasion de réaliser leur projet de fin d’études en collaboration avec une entreprise novatrice, Netlooks : une start-up nancéienne de lunetterie qui propose des modèles uniques, sur-mesure et de fabrication française.

Benjamin Degardin et Alexandre Lecocq, 23 ans tous les deux, ont travaillé en collaboration avec Pierre Andrieu, le fondateur de Netlooks créée en 2014, pour concevoir un outil de communication qui sera au cœur d’une campagne de street-marketing dans quelques mois : un totem marketing, en forme de paire de lunettes évidemment. D’une maquette en carton, les étudiants sont arrivés, après une période de recherche, à une maquette numérique et une maquette en impression 3D, c’est d’ailleurs avec ce procédé de fabrication additive qu’ils ont conçu leur totem.

Les jeunes gens avaient envisagé au début de leur projet de travailler le bois mais ils se sont vite ravisés. « Il aurait fallu utiliser la technique du défonçage numérique (une technique qui consiste à creuser une pièce) donc on aurait eu 80 % de perte de matière , explique Alexandre Lecoqc, ce qui ne correspond pas aux valeurs de Netlooks ». Comme leur spécialisation « bois » n’en fait pas moins d’eux des ingénieurs généralistes, ils se sont adaptés au cahier des charges de Netlooks.

Avec l’impression 3D, il est possible de fabriquer des totems sur-mesure et à la pièce tout comme les lunettes de l’entreprise nancéienne : des goodies de petite taille, des enseignes drapeaux que l’on appose sur un mur ou encore des totems géants. « C’est déclinable à l’infini », précise Benjamin Degardin. Pour coller au mieux aux valeurs de la start-up, Benjamin Degardin et Alexandre Lecocq ont fait fabriquer leur prototype en France : le modèle réduit au Fab Lab de l’Université de Lorraine à Nancy et au Labo de Golbey et le modèle plus grand conçu pour le street marketing a été fabriqué dans l’entreprise lyonnaise Drawn (fabriqué avec un robot issu de l’industrie automobile). Ce sont des objets recyclables qui plus est !

Les études se terminent pour les deux étudiants mais le projet, lui, suit son cours entre les mains de Pierre Andrieu, satisfait du travail fourni. Il ne serait pas étonnant de voir fleurir çà et là des totems à l’effigie de son entreprise d’ici peu.

Céline DUCHEMIN – VOSGES MATIN (texte et crédit photos)